ARGIOPE BRUENNICHI . Epeire fasciée : tendre baiser mortel.
Épeire fasciée ( Argiope bruennichi)- cannibalisme
Le coït
L'accouplement des Épeires fasciées : baiser mortel, sur le vif.

l'Epeire et sa proie.
Cela se passe dans un buisson.
Intrigué par le fait que l'araignée ne dévorait pas un criquet pris au piège, j'ai attendu et assisté à l'accouplement.
Le mâle arrive du feuillage et hésite...
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Le contact du petit mâle avec la grosse femelle est très bref...
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...le gringalet tente de repartir...
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Le baiser de la mort :
C'était pour lui le baiser de la mort car il n'a pratiquement aucune chance de s'échapper...
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Bon appétit madame l'ogresse !
Que de théories sur la raison de ce canibalisme !
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- Le 7 mai 2005, vers 16 heures, sur un buisson de buis de mon jardin, j'ai assisté à l'envol d'araignées Épeires. Elles mesuraient environ un millimètre. Elles étaient jaunes
avec les pattes sombres. Un fort vent avait parsemé leur cocon (ou ce qui devait en être un) d'une multitude de graines de platanes (gratte-poils) arrachées des arbres. Elles
quittaient la place en se suspendant à un fil de soie et se laissaient emporter par le vent, d'autres allaient et venaient sur leur fil entre les rameaux .Sur la photo ci-dessous,
on voit le chapelet de minuscules Épeires sur le côté gauche.
Au bout de leur fil (fils de la Vierge) les araignées peuvent être emportées à 1000, 2000 mètres d'altitude, même jusqu'à 5000 m.
- " Un modèle mathématique explique enfin les centaines de kilomètres parcourus par les araignées dans les airs ! On savait qu'elles déployaient de petits parachutes très
performants en fil de soie, mais c'est la fléxibilité du fil, sous estimée jusqu'ici, qui explique cette prouesse. " ( Science et vie, nr.1068 )
- La guanine compose la couleur jaune des épeires fasciées. La guanine fait aussi partie de notre ADN : adenine, cytosine, thymine et guanine, les quatre bases.
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L'araignée adepte de la ceinture de chasteté !
Pour empêcher au maximum l'accouplement d'autres mâles avec sa partenaire, le mâle de l' épeire fasciée obstrue son orifice génital en y laissant le bout de son appareil
copulateur.Chez certaines espèces d'araignée, comme l'épeire fasciée , " Argiope bruennichi", la femelle tente de dévorer son partenaire dés le début de l'accouplement. Quand le
mâle parvient à se sauver après le rapport sexuel, il laisse souvent l'extrémité de son appendice reproducteur, le pédipalpe, dans l'orifice génital de la femelle. Lors
d'expérimentations, les scientifiques ont démontré que cette mutilation avait peu d'effet sur la survie du mâle. En revanche, cela gêne considérablement les accouplements
suivants. ( revue "science et vie", nr.1079 d'août 2007, E.H )
- MIMETISME VIBRATOIRE : c'est un mimétisme insolite particulier à cette épeire !
Charles DARWIN écrivait en parlant d'une araignée Epeire rencontrée en Amérique du sud dans «L'origine des espèces» : «... et si on la dérange encore, elle se livre à une curieuse
manoeuvre : placée au centre de la toile, qui est attachée à des branches élastiques, elle l'agite violemment jusqu'à ce qu'elle acquiere un mouvement vibratoire si rapide, que le
corps de l'araignée devient indistinct». Puis, Lucien BERLAND mentionnait également ce fait au sujet d'une araignée «Pholous phalangicides».
J'ai aussi observé ce manège à plusieurs reprises sur des araignées Epeires fasciées. Lorsque dans la colline je vis ces araignées se balancer sur leur toile à toute vitesse à mon
approche, je ne compris pas tout de suite , jusqu'au jour où je lus les observations de DARWIN et BERLAND. Tous les deux supposaient que les araignées imprimaient un mouvement
vibratoire à leur toile afin de se dissimuler au regard quand elles étaient inquiétées. Elles font vibrer leur toile, tissée en général pas loin du sol, uniquement lorsqu'on
approche, donc qu'elles sentent des vibrations. Elles ne font pas vibrer la toile si elle est construite en hauteur dans les buissons....
Mais question troublante : comment l'araignée sait-elle que sa toile devient invisible en vibrant ?
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